Voyage
au Pérou
(avec François en 2000)
Jeudi...
Arrivée 11.30 PM à l'aéroport de Jorge Charez de Lima. La chaleur nous surprend en sortant de l'appareil. Nous posons le pied pour la première fois sur le continent Sud-américain et réalisons enfin notre rêve. Quel bonheur d'être un globe-trotter. L'aéroport est de petite taille. Une foule nous attend à l'extérieur brandissant des cartes jaunes "Taxi". Nous récupérons nos bagages et la "Mama" péruvienne qui fut ma voisine de cabine pendant le trajet. Nous l'accompagnons jusqu'à la voiture de son ami et prenons le taxi que ce dernier connait : "12 $". Les quartiers sont sombres, quelques "borrachos" errent ça et là. La poussière en mouvement perpétuel dans cette ville nous colle au visage. Nous traversons la "Zona rosa", dite dangereuse mais personne ne montre son nez. Plaza del 2 de Mayo, nous aperçevons la cathédrale et nous arrêtons à l'hôtel recommandé par le taxi (pour toucher sa commission). Nous refusons de visiter les chambres, l'hôtel est miteux et repartons pour un hôtel recommandé par le Lonely planet : AAA.
Nous entrons dans le patio d'une grande maison espagnole, les murs décorés d'oeuvres d'art, quelques statues grecques ou romaines et de luxuriantes plantes tombent des hauts plafonds. Nous posons nos bagages et discutons avec deux allemands qui fument de l'herbe. Nous faisons une course éclaire dans la boutique à côté et de retour à l'hotel, nous rencontrons Chris, un photographe Suédois indépendant. Ambiance sympathique, conviviale sur la terrasse, sous les plantes vertes et la chaleur moite de Lima. Dodo après une douche sans serviette, vers 3.00 AM.
Vendredi
Lever difficile à 10.30 AM. Visite de la cathédrale
BBB, Plaza de Armas puis petit-déjeuner au restaurant Hordano, dans le
style des années 20. Nous goûtons aux spécialités
péruviennes, en écoutant les chants d'une cliente et de ses gais
compagnons. Visite de la ville sous un soleil de plomb
: Plaza, Parque CCC. Après
plusieurs heures de marche, nous prenons une bière à la Plaza
des Armas et rentrons à l'hôtel.
Dîner au Hordano où nous rencontrons Gloria,
Juliana et Miguel avec qui nous sympathisons. Ils nous emmènent en discothèque.
Tels deux frères de la famille Rockefeller, nous régalons la soirée
de nos guides nocturnes. Sandwich et sodas pour une poignée de Sol. L'argent
file si peu ici. Nous assistons au strip-tease de clientes qui y gagnent 50
$. Retour vers 2.30 AM en taxi. Dodo 3.30 AM.
Samedi
Lever 11.30 AM. Douche froide. Petit-déjeuner : "Ceviche" (poisson cuit au citron et oignon) et escalope panée "con papas fritas". Nous retirons de l'argent et rentrons à l'hôtel par sûreté. Nous passons la journée à visiter le Musée de la Nation et le Musée de l'Or (grande richesse, quantité d'armes, textiles...).
Nous dînons dans un très bruyant restaurant : la "musique Cuzco" ressemble à une fanfare en acceléré. La serveuse est charmante. Nous cherchons en vain les "Penas" (bars ou discothèques jouant de la musique péruvienne). Dans la rue, un homme bat sa femme et un gamin d'une dizaine d'année tenu une patte de poulet sort d'une ruelle sordide, avec quelques prostituées. Nous prenons finalement une bière sur la rive animée du fleuve EEE derrière la résidence du Président Suharto. Retour à l'hôtel et dodo à 0.30 AM.
Dimanche
Lever 9.00 AM et petit-déjeuner dans un restaurant à touriste le "Machu Pichu". Nous partons visiter le Musée FFF (collection érotique,...). En sortant, nous prenons un verre dans un marché et discutons avec la patronne. Elle nous raconte qu'elle connait un français qui veut vivre au Pérou avec son épouse péruvienne mais cette dernière préfère vivre en France. Un taxi nous conduit jusqu'à la pointe Est de Lima : Punto dans le district de Callao. Nous découvrons un quartier "résidentiel" et une marée humaine sur la plage. Punto est une petite station balnéaire, aux voitures européennes, aux belles et propres maisons côtières. Nous longeons le bord de la mer. Tout à coup des enfants nous arrosent d'eau. C'est Carnaval ! Les Péruviens s'amusent à se mouiller, comme le veut une tradition noire. Nous dégustons une "Fontaine de ceviche" en route et continuons vers le port de Callao. Sur le chemin, tantôt on nous arrose, tantôt on nous observe comme des proies risquant leur peau. Attention à Callao, c'est chaud ! [épisode de la visite du fort militaire prison au port de Callao]. Un voiture bondée d'affreux gars roule au ralenti. Je crois comprendre qu'ils veulent qu'on les aide à trouver leur chemin. Nous filons dans une autre direction. Peu rassurant... Un Péruvien nous conseille de quitter les lieux et rejoindre Punto. Nous sentons la tension monter et décidons de nous arrêter en face de l'Ecole des cadets de la Marine. Un taxi. Ouf !
Nous rejoignons Miraflores, îlots de luxe au bord de la mer, un peu comme Juan-Les-Pins. Nous nous promenons dans le parc central et la zone piétonne. Arrêt dans un restaurant pour prendre une bière. La serveuse nous drague sous de faux prétextes. Nous rejoignons le bord de mer et assistons au coucher du soleil du haut de la colline, dans le "Parc de l'Amour". Une impression grandissante d'être épiés comme des $$ sur pattes ou des "stars" (?) nous fait rentrer à l'hôtel. Le nombre d'Européens est quasiment nul ici. Dîner simple à deux pas de l'hôtel. Dans le restaurant, une jeune Péruvienne s'arrête devant nous et entame la discussion. Elle nous apprend quelques mots de quechua puis nous accompagne jusqu'à la Plaza de Armas. Installés sur le parvis de l'église, nous discutons avec un Péruvien passionné de littérature française. François protège sa montre d'un mendiant haut comme trois pommes qui le touche de près. Nous rentrons à l'hôtel. Dodo 1.00 AM.
Lundi
Lever 9.00 AM. Nous partons à la gare routière,
direction Pisco. Encore à jeun, nous montons dans le bus et traversons
20 minutes la ville pour atteindre le désert. Nous prenons conscience
de l'immensité de Lima et de ses bidons-ville. 3
heures de route sur le désert côtier en passant par quelques villes
délabrées (Chinchin). Une soeur dans le bus chante. Nous arrivons
enfin à Pisco, posons nos affaires à l'hôtel Pisco et partons
déjeuner au restaurant GGG (excellents mariscos con arroz et pollo con
papas). Nous visitons rapidement la petite ville et achetons
des pellicules photos. François commence à être un peu malade.
La chaleur nous assomme sur les bancs des jardins. Nous prenons un jus de mangue
dans un café sur la Plaza de Armas. De retour à l'hôtel
vers 6.00 PM, nous dormons deux heures. Je me lève et pars seul dîner
un churros et du ceviche de mariscos. La Plaza de Armas est très animée
en soirée : marchands de K7, souvenirs, nourriture... Pisco ressemble
à une station balnéaire très touristique tant pour les
étrangers que les nationaux. Je me promène dans le quartier et
achète une bouteille de vin local "Ica". De retour à
l'hôtel, je sirote la boisson nationale "Pisco sour" en regardant
un match de football affrontant le Pérou et Haïti pendant la coupe
d'or 2000... (à suivre)