Guatemala – Bélize
: du 15 au 30 novembre 2008
Principales étapes
Guatemala-City
Antigua
Panajachel
Lac Atitlan : Santa Cruz de
Panajachel
El Remate
El Remate
San Ignacio
Belize-City
Caye Caulker
Belize-City
Vendredi
14 Novembre
Notre vol étant au départ de l’Angleterre, Simon prend
l’Eurostar pour rejoindre Londres en fin de journée. Il arrive à Chesham par le métro, dans le noir et le froid, vers 21h. Une
lumière est allumée au 7 Hawkes Court, Camille l’attend avec impatience. Son sac
à dos est prêt dans l’entrée et une bonne odeur se fait sentir en provenance de
la cuisine. Au menu ce soir pour débuter nos vacances : un assortiment de
« bouchées gourmandes » faites maison : Canapés de guacamole sur
carotte croquante, Concombre croquant au crabe, Mini pizzas. Crêpes en dessert,
mais ayant oublié la levure, le résultat n’a pas été celui escompté !
Samedi 15 Novembre
Le réveil sonne à 6h. Nous nous préparons pour le taxi qui
vient nous chercher à 7h15.
Direction l’aéroport d’Heathrow. Dans la voiture, l’odeur
entêtante de tabac froid et de diffuseur d’odeur en plus des sièges bas à
l’arrière rendent Camille presque malade. Heureusement, le trajet n’est pas
trop long et la circulation très fluide à cette heure matinale.
Au Terminal 3, nous faisons le check-in pour Dallas,
notre escale avant Guatémala-City. Dallaaaas, talalalalal… Simon ne
manque pas de préciser ironiquement à l’hôtesse qui enregistre nos bagages
qu’il connaît bien Dallas, grâce à la série télé. Heureusement, elle est
anglaise et a le sens de l’humour…
Nous embarquons vers 10h, avec la compagnie American
Airlines. C’est parti pour 9h de vol. Nous sommes assis sur la rangée centrale,
disposant d’un petit écran de télé avec une série de films et documentaires. Un
repas de qualité très moyenne nous est servi vers midi. Le service est
également déplorable ! Simon, déçu en apprenant que le Champagne n’est pas
gratuit, rabat
sur un coca-cola. Les hôtesses ne sourient pas et sont limite polies. Mais le
voyage passe, nous regardons chacun des films et le début du plus grand navet
de la décennie : « Mama Mia » avec Amanda Seyfried
en fiancée niaise à baffer.
L’avion atterrit en douceur vers 15h (heure locale) à
Dallas. Le contraste entre la délicatesse de l’atterrissage et l’énormité du Boing 747 de 150 tonnes nous impressionne. Les hôtesses ne
sont peut-être pas aimables, mais le pilote sait manœuvrer son avion !
L’aéroport est immense et presque désert. Nous passons le
contrôle d’immigration avec prise des empreintes digitales et photo. Les
agents ne sont pas des marrants et Camille prie pour que Simon ne trouve pas
une blague débile à sortir. Nous tuons les 3h d’attente à découvrir l’aéroport,
marchant puis prenant la navette Skylink qui relie
les 4 terminaux. Cela nous permet d’apercevoir au loin les grands buildings
d’une ville, peut-être Dallas, et de mesurer la taille du 4ème plus
grand aéroport au monde (73 km²).
A 18h, nous embarquons pour Guatemala-City ou plutôt,
Ciudad de Guatemala ! La clientèle a changé : les visages sont plus
bronzés, type Amérindien. Ca y est, on approche !
Nous arrivons à 20h30, comme prévu. Nous récupérons nos
bagages et sortons rejoindre la navette de l’hôtel « surprise »
réservé par Simon. Mais aucun véhicule de l’hôtel « Vista Real » ne
nous attend. Il fait une température agréable. Des chauffeurs de taxi nous
assaillent pour nous emmener à Antigua ou ailleurs. Nous continuons à attendre
notre navette… navette qui arrive finalement avec 1h30 de retard en raison, nous
dit-il, des embouteillages (ceux de 21h30 bien sûr…).
Nous traversons un quartier chic et très animé. Les bars
branchés laissent échapper une musique assourdissante, c’est samedi soir !
De nombreux gens se baladent dans les rues, la circulation est dense. Nous
sortons de cette agitation et roulons vers une colline à la végétation épaisse.
L’accueil que nous réserve le personnel de l’hôtel est remarquable. On nous conduit
dans notre grande chambre à l’impressionnant lit king
size, la salle de bain en marbre et une terrasse donnant sur un jardin. Nous savourons
ce confort après une journée de voyage, et il nous faut peu de temps pour nous
endormir dans les draps incroyablement doux et fins en coton égyptien (la
classe ! ;-).
Dimanche 16 Novembre
6h du matin, nous sommes réveillés par une musique très
forte dans le couloir. Camille sort voir d’où cela provient, il est quand même
encore un peu tôt ! Il s’agit tout simplement de la musique venant de la
salle de fitness qui se trouve en face de notre chambre ! Camille extirpe
de sa mémoire endormie quelques mots d’espagnol, demandant de baisser un peu le
son. Chose faite, nous nous rendormons pour quelques heures.
Nous rejoignons juste avant sa fermeture le restaurant où
nous prenons copieux petit-déjeuner. Il fait beau et chaud. Les vacances
commencent bien !
Promenade dans le charmant parc de l’hôtel agrémenté
d’une petite cascade puis taxi vers midi pour nous rendre à une station de bus.
Ici il n’y a pas de gare routière unique mais autant de terminaux disséminés
dans la ville qu’il existe de compagnies. Le taxi nous conduit donc au terminal
le plus proche. Nous montons dans le bus encore vide, sous un soleil lumineux.
L’air est chaud. Le maïs grillé d’un étal à côté nous fait goûter aux premières
odeurs du Guatemala.
Le bus coloré démarre, musique à fond. Le moteur fait un
bruit terrible. Des nuages de fumées noires s’échappent des autres bus devant
nous, bonjour la pollution ! Le chauffeur a sa déco personnelle : des
inscriptions de paroles religieuses à côté de femmes à moitié nues en haut du
pare-brise. Nous mettons 1h pour sortir de la ville. Le bus s’arrête chaque
fois qu’il y a des gens à prendre en route. Un « crieur » se tient d’ailleurs
à la porte du bus et s’égosille pour couvrir le vrombissement du moteur et annoncer
aux passants la destination : « Antigua, Santa Luca » ! Le
bus se remplit progressivement de locaux.
Au bout de deux heures, nous arrivons finalement à
Antigua dans la lumière de fin d’après-midi : maisons colorées, rues
pavées et très peu de monde. Nous enfilons nos sacs et partons à la recherche
de l’ « Hostal San Nicolas ». En demandant
notre chemin, une dame nous recommande de faire attention après 22h, ce qui
nous surprend un peu, étant donné le calme qui règne dans les rues.
L’hôtel est une charmante demeure bien cachée derrière de
hauts murs et une imposante porte en bois. Il compte seulement 4 chambres, qui
donnent toutes sur un magnifique patio et jardin.
Nous sortons la nuit tombée et rejoignons le très animé Parque
Central (parc et place de la mairie). Dans le jardin, la végétation tropicale
entoure une fontaine de sirènes aux seins nus desquelles jaillit de l’eau. Les
habitants prennent le frais et discutent sur les bancs. Autour se dressent de beaux
palais de style colonial et une cathédrale baroque où se déroule une messe dans
une lumière au néon, jaune blafarde. Nous marchons jusqu’au restaurant «
Lundi 17 Novembre
Lever tôt à 7h30. Nous prenons un délicieux petit
déjeuner : yaourt, céréales, fruits joliment découpés, petits pains briochés.
Le service est chaleureux et discret.
Nous consacrons cette journée à la visite de la
ravissante ville d’Antigua :
- Eglise San Francisco : grande église baroque
blanche ; sobre, entourée d’un petit jardin
En chemin, Camille décide de tenter l’expérience d’un
coiffeur local pour couper encore plus court ses cheveux. Nous trouvons un salon
tenu par une jeune et sympathique coiffeuse. Nous réussissons tant bien que mal
à trouver les mots pour décrire la coupe souhaitée : le résultat est finalement
très satisfaisant grâce à ses conseils avisés. Nous poursuivons la visite,
toute légère pour Camille…
- Parque central : cette fois-ci en plein jour. Nous
y achetons un collier de pierres volcaniques.
Puis nous nous arrêtons manger un « Churrasquito » (viande grillée avec du riz) dans un
parc arboré de palmiers. Une vendeuse au costume traditionnel nous propose des
bracelets en tissus multicolores. Voyant notre intérêt, elle s’assoit un moment
avec nous, nous laissant le temps de choisir, très calme et souriante. Simon
appelle pour réserver le prochain hôtel «
Nous réservons le transport en mini-bus
pour le lendemain et changeons nos dollars dans une banque bien gardée. En
sortant de l’établissement, nous précédons un guatémaltèque au visage buriné,
bottes santiags et chapeau de cow-boys, récupérant du policier son long couteau
d’au moins 40cm !
Nous poursuivons notre visite de la ville :
- Couvent des Capucines : original avec les cellules
des nonnes disposées en cercle autour d’une place centrale et un cellier à
l’acoustique extraordinaire où nous nous essayons à quelques vocalises.
- Eglise de la Merced et son couvent : immense
fontaine au centre et très belle vue des volcans depuis les toits.
Petite collation dans une excellente crêperie « Luna
de Miel » fréquentée par les étudiants étrangers car Antigua est un grand
centre linguistique.
Cette ville est magnifique et très agréable : bâtiments
très colorés, peu élevés, rues perpendiculaires et pavées, luminosité
particulière, couleurs vives, ciel pur et volcans imposants dont le sommet est
malheureusement caché par les nuages. Cependant, la circulation est
dense : beaucoup de bus, camions, tucs-tucs, voitures et 2 roues.
Retour à l’hôtel, sieste jusqu’à 22h. Il est trop tard pour
ressortir, nous commandons une pizza.
Mardi 18 Novembre
Antigua - Panajachel
Lever 6h dans le calme de notre hôtel. Pas un bruit, en
dehors de quelques bus et camions au loin. Le mini-bus
réservé la veille arrive à 7h30. Nous traversons en long et en large la ville
d’Antigua pour remplir le mini-bus à son maximum.
Nous changeons discrètement de place pour aller à l’avant ; afin de mieux
profiter du paysage et fuir 2 filles suisses bruyantes qui rient pour un rien
afin d’attirer l’attention de l’américain qui les accompagne. Simon se souvient
alors pourquoi il préfère les bus locaux loin de ces touristes excitées ! 2h30
de trajet à fond la caisse, sur des routes sinueuses à travers les vallées
escarpées. Le chauffeur semble nerveux. Il bat le tempo sur le tableau de bord
et remet souvent 2 fois les mêmes chansons. Tarzan Boy semble être sa préférée.
Nous avons aussi droit à une reprise espagnole de « J’ai oublié de vivre » de Johnny Haliday : « Olvido de vivir iiiiiir, olvido de viviiiiiir iiiiiir ! ».
Nous arrivons à Panajachel, la
vessie prête à éclater. Nous avions pourtant demandé au chauffeur de faire une
pause, mais cet empaffé s’est arrêté à un endroit sans aucun coin à l’abri des
regards.
Nous prenons un petit bateau à moteur (15 personnes) pour
Santa Cruz de
Notre destination « Santa Cruz de Laguna » est magnifique : un petit
embarcadère et 2 ou 3 hôtels… c’est tout ! Le village est situé juste
un peu plus haut. Nous nous installons dans notre hôtel «
Nous partons visiter le village situé sur les hauteurs, à
flanc de montagne.
Nous avançons péniblement sous le soleil et la chaleur
écrasante. Le village est assez désert. Quelques enfants jouent à la roue sur
la place principale, comme dans l’ancien temps. Une charmante petite église
s’élève, faisant un peu d’ombre aux maigres chiens. Nous croisons quelques
adolescents, aucun touriste. Dans le dédale des ruelles, nous apercevons des
enfants qui s’amusent dans les courettes des maisons et nous lancent des « Ola »
à notre passage. Quelques femmes tissent des vêtements ou couvertures d’un
rouge vif. Les gens sont pauvres mais malgré cela, à aucun moment on ne vient nous
demander de l’argent, par dignité ou éducation. Nous nous sentons comme des
intrus, en décalage total avec ces villageois très démunis. Nous marchons en
nous faisant discrets, par humilité.
Halte incontournable pour Camille : la « Panaderia ». Nous achetons des petits pains frais dans
cette minuscule boulangerie qui fait aussi office de librairie-papèterie, sous
le regard un peu étonné du commerçant. Il ne doit pas croiser de touristes tous
les jours !
Retour au bord du lac, près de notre hôtel vers 15h. Nous
déjeunons dans un restaurant à une cinquantaine de mètres de l’embarcadère, en
pleine végétation. On nous sert un délicieux plat de poulet en sauce,
accompagné de riz et d’un légume appelé « wisbi »
qui a le goût de courgette en plus sucrée.
Sieste au bord du lac sur une pelouse verdoyante. Nous
ménageons nos efforts avant la très attendue ascension du volcan prévue pour le
lendemain. Vu d’en bas, le volcan San Pedro est plutôt impressionnant : il
se dresse à pic, comme surgissant du lac.
De retour à notre « Arche de Noé », nous
réservons pour le repas du soir. Mais tout compte fait, le repas étant servi à
18h, cela nous semble un peu tôt. Nous prétextons un problème digestif pour
échapper à la tablée de touristes.
En rentrant dans notre bungalow, nous avons la
« chance » d’apercevoir un scorpion. Surtout, nous ne l’écrasons pas
car un scorpion ne sort jamais sans sa moitié, nous a-t-on dit. Le tuer attirerait
tôt ou tard le scorpion partenaire parti à sa recherche (légende
urbaine ?). Dans le doute, nous remettons donc délicatement l’adorable
insecte à l’extérieur.
Nous nous couchons sous notre moustiquaire, en prenant
bien soin de ne laisser aucune ouverture et nous endormons au plus vite afin d’échapper
aux pensées de tous ces insectes et bruits suspects qui nous entourent. Il est 19h !
Mercredi
19 Novembre
Volcan San
Pedro
Lever 7h. Nuit assez difficile due à l’étroitesse du lit et la
phobie des moustiques, araignées, mille-pattes, scorpions et autres bêtes
rampantes en tout genre qui nous menacent derrière la moustiquaire. Mais cela a
au moins eu le mérite de nous serrer encore davantage…les coquins !
Petit déjeuner absolument succulent : granola, yaourt, fruits frais, jus d’orange pour Camille et
El typico pour Simon : œufs, tortilla, haricots
noirs.
Nous prenons le bateau pour San Pedro, chaussures de rando aux pieds, fins prêts pour l’ascension du volcan.
Nous accostons les petits ports des différents villages sur notre chemin :
San Marcos, San Pablo
La ville de San Pedro est touristique et très animée
comparée à notre village : marché, vendeuses de pain et pâtisseries à la
sauvette, tucs-tucs et autres engins klaxonnant sans arrêt et interpelant les
touristes. Nous achetons des vivres pour la randonnée et prenons un tuc-tuc
jusqu’à l’entrée du parc national à 1800m d’altitude.
11h : la randonnée commence à un rythme soutenu avec
un guide du parc. La montée est raide, traversant les plantations de café, maïs
et la jungle. Nous croisons de temps en temps des porteurs de fagots de bois
énormes accrochés à leur tête par une sangle. Un couple de touriste, sinon
personne.
Après 40 minutes de marche, nous arrivons à un mirador où
nous faisons une pause et admirons le point de vue. Notre guide nous laisse ici
considérant le chemin balisé facile à suivre. La montée est décidément de plus
en plus raide, sans plat, avec souvent de hautes marches aménagées et
difficiles à gravir. On en bave, même Camille dite « L’experte ». Heureusement
il ne fait pas trop chaud, car nous gravissons le volcan sous les arbres
touffus et hauts de cette jungle épaisse, cachés du soleil.
13h30 : mission accomplie en 2h30 (contre les 5h indiquées
dans les guides… Ouf !). Nous sommes à
Pause pique-nique rapide, en raison d’un timing un peu
serré : nous devons être rentrés à San Pedro avant 16h30-17h pour prendre le
dernier bateau vers Santa Cruz.
Alors que nous nous apprêtons à repartir, arrive une
anglaise « muy gorda »
(très grosse) gravissant péniblement les derniers mètres qui la séparent du
sommet. Deux guides l’aident à passer les derniers rochers. Nous prenant à
part, un des guides nous confie qu’il est au bout du rouleau car cela fait 7
heures qu’ils sont partis avec elle et qu’il leur en faut encore 3 ou 4 pour
redescendre !! L’anglaise a au moins le mérite d’être courageuse et
volontaire.
Notre descente se fait agile et rapide, en courant
parfois. Nous traversons San Pedro, beaucoup plus calme en cette fin de journée
et arrivons au port vers 16h30, perfect timing !
Nous avons même le temps de prendre un coca-cola bien frais à une terrasse. Une
guatémaltèque s’approche pour nous proposer de très beaux chemins de table et
foulards. Camille est tout de suite attirée par toutes ces couleurs et commence
à regarder plusieurs modèles, pendant que Simon négocie sec, le tout à moitié
prix !
Nous prenons le dernier bateau pour Santa Cruz et faisons
quelques courses à la « tienda »
(supérette). Le sympathique commerçant nous conseille de cacher nos achats à « Ach so » (c’est comme ça que
nous avons surnommé la tenancière allemande de notre hôtel) car manger dans les
bungalows est « verboten » (interdit) !
Douche froide puis dîner léger :
galettes et purée de haricots noirs, donnant de silencieux coups de mâchoires pour
éviter que notre voisine ne nous dénonce à la patronne ! Le calme règne
dans ces lieux où nous nous endormons, lourds de fatigue, dans l’intimité de la
moustiquaire ;-), la vue féérique du lac et du volcan encore dans nos
esprits. Le Lac Atitlan et cette auberge nous
laissent un excellent souvenir, une ambiance de bout du monde aux paysages magnifiques.
Jeudi 20 novembre
Santa
Cruz-Guatemala City-Flores-El Remate
Lever 7h. Petit déjeuner au soleil face au lac et au
dessus du petit port de Santa Cruz. Délicieux Granola
aux fruits frais, crêpes au miel pour Camille et El Typico
(œufs, tortilla et haricots noirs) pour Simon. Les jus d’orange sont
excellents. Bain de soleil sur la pelouse à côté du bungalow, puis rangement
des affaires pour le départ. Nous saluons notre voisine ainsi que les probables
scorpions des environs. Dernière traversée du long jardin de l’hôtel et ses
innombrables plantes exotiques.
Nous discutons avec « Achso »
la patronne à propos des Guatémaltèques. Ces derniers, pourtant très calmes et
chaleureux en apparence sont à ses dires très violents entre eux :
alcoolisme, abus des jeunes filles pour la moitié d’entre elles, mariages
uniquement entre gens du même village, meurtres et racisme vis-à-vis des
habitants des villages voisins. Un calme de façade, donc !
10h : bateau pour Panajachel.
11h : bus local pour Solola pris sur la route à
son passage. Nous sommes les seuls touristes à bord. Un deuxième bus nous amène
jusqu’à Los Encuentros, carrefour des routes en
direction de Guatemala City. Un guatémaltèque veille
gentiment sur nous en nous indiquant le bus à prendre pendant la
correspondance ou le tarif officiel à payer. Secoués sur la route sinueuse et
escarpée, il nous lance en souriant : « Es el bus del
tercer mundo ! », puis, au moment de nous
quitter : « Es una aventura » !! Nous
prenons un troisième bus quasiment sans attente. La route est exécrable, nous nous cramponnons
aux banquettes. Le chauffeur double tous les véhicules sans exceptions, même en
plein virage. Quand une voiture nous fait face, il tire la ficelle du klaxon
pour demander au véhicule que nous doublons de se ranger sur le bord de la
route et au véhicule venant en face de ralentir. Les bus locaux sont
incontestablement les rois de la route ! Sensations fortes ainsi que
quelques frayeurs tellement le bus vibre et va vite sur les routes cahoteuses,
non goudronnées, aux innombrables nids de poule. Camille est assise à côté
d’une petite grand-mère qui se cache dans ses tissus colorés de peur qu’on ne
la prenne en photo. Quant à Simon, il est aux côtés d’un papy au chapeau bien
typique qui s’agrippe comme il peut aux barreaux du siège face à lui.
En arrivant à Guatemala City vers 15h, nous sommes
soulagés de retrouver nos sacs à dos qui étaient accrochés sur le toit du bus.
Ce n’est pas le cas de la jeune touriste qui a fait voyage avec nous.
Apparemment, son sac est soit… tombé en route (ce qui ne serait pas très
étonnant vu la route) ou a été chargé sur le mauvais bus au départ.
Nous prenons un taxi jusqu’à l’aéroport
Vendredi 21
novembre
Réveil désagréable à 7h par le bruit assourdissant d’un
groupe électrogène juste à côté de notre chambre. Simon va voir Don David et
apprend que ce groupe électrogène a été mis en route suite à une panne générale
d’électricité dans la région. Nous aurions normalement dû être prévenus la
veille et le grand-père s’en excuse… Nous visitons les environs sans charme :
paysage plat, bords du lac marécageux, déchets qui traînent. Après le
petit-déjeuner, nous quittons El Remate sans regret et
attrapons un mini-bus pour nous rendre à Tikal, l’un des
plus grands sites mayas d’Amérique situé en pleine jungle dans un immense parc national.
Nous roulons au pas dès l’entrée du parc et écarquillons les yeux à la vue de
cette impressionnante végétation, extrêmement dense et haute. Après 20 bonnes
minutes, nous arrivons sur le site : trois hôtels-restaurants et un grand
parking très bien camouflés dans la végétation. Camille est agréablement
surprise car elle s’attendait à un lieu plus touristique comme le Mont St
Michel. Notre hôtel « Jaguar Inn » est agréable : chambre spacieuse
avec lit king size, grande baie vitrée d’où nous
voyons une végétation luxuriante et quelques toucans aux couleurs vives et à
l’étonnant croassement. Nous déjeunons à l’hôtel : excellent poulet au
gingembre sucré et spaghettis bolognaises puis farniente au soleil et cartes
postales. L’endroit est vraiment calme. Nous percevons au loin les bruits étranges
de la jungle.
A 15h, nous achetons notre billet d’entrée du site,
valable le lendemain, et empruntons l’unique chemin menant aux temples. Nous nous
enfonçons dans la jungle épaisse, tels Indiana Jones à la recherche du temple
perdu ! Une ambiance particulière règne dans le parc, de plus en plus
désert à cette heure tardive de la journée. Nous découvrons des arbres
extraordinaires de
Nous arrivons à
Samedi 22 novembre
Visite de Tikal, puis route
jusqu’à San Ignacio
Lever 7h. Notre intention de la veille était de débuter
la visite tôt, accompagnés d’un guide pour pouvoir écouter les bruits des
animaux sauvages au lever du jour. Nous faisons finalement une mini grasse
matinée et prenons le petit déjeuner tranquillement. On est en vacances, après
tout !
Le guide est remplacé par un livre sur Tikal acheté au
centre d’information : boutiques pour touristes et immense maquette du
site archéologique.
Vers 9h, nous entrons dans le parc encore calme, les cars
de touriste n’arriveront qu’un peu plus tard. Sur le chemin, deux singes se
font la course. Nous découvrons le reste du site composé de grands temples,
acropoles servant de demeures de la noblesse et d’édifices administratifs, observatoires
astronomiques, jeux de balle… Chacun des 7 complexes de Tikal possède une
structure identique : une pyramide est et une pyramide ouest, au nord un
oratoire et au sud un palais. La mousse recouvre la plupart des façades très
dégradées en raison du calcaire de mauvaise qualité. Les gravures et
bas-reliefs ont disparu. Cependant, il est bien agréable de se promener
librement sur ces vestiges du passé. Il y a très peu de panneaux
d’interdiction, nous pouvons aller où bon nous semble : petits passages
souterrains, galeries d’escaliers larges ou étroits, cours intérieures
recouvertes de gazon, grandes plateformes telles des terrasses, nombreuses
stèles religieuses, petites salles obscures hantées de chauves-souris… nous
jouons les Indiana Jones dans ce dédale de ruines. Nous gravissons plusieurs
temples, dont certains directement par les grandes marches centrales. Soudain,
une averse tropicale nous surprend. Nous nous refugions sous un abri un moment avant
de repartir vers d’autres temples puis nous rentrons à l’hôtel. Cet endroit
nous plaît beaucoup, tant par les temples chargés d’histoire que la jungle
impressionnante.
Un peu d’histoire justement : les premiers Mayas
arrivent sur le site au VII siècle avant notre ère. Ils construisent
d’importants édifices, recouverts au fil des siècles par d’autres structures.
Tikal devient un centre religieux et une cité commerçante importante entre 250
et 900 de notre ère. A son apogée, la cité de Tikal s’étend sur 160 km2.
Déjeuner à l’hôtel avant la poursuite de l’aventure vers
le Belize. Nous nous incrustons dans un car de touristes français et goûtons
quelques instants à l’ambiance de groupe en circuit organisé. Nous
discutons avec nos sympathiques concitoyens, admiratifs de notre voyage
routard. Au moment de les quitter, séquence émotions : ils nous souhaitent
bonne chance et agitent la main à travers la vitre pour nous saluer ! Et nous revoilà,
on the road again. Nous marchons 1km sur le bord de
la route à la recherche d’un nouveau moyen de transport. Un baba cool
occidental s’arrête à notre hauteur en vélo et nous propose des cakes à la
banane faits maisons. Nous lui en achetons un. Quelques minutes plus tard, nous
sommes pris en stop par une camionnette à bétail pour les quelques kms qui nous
séparent de l’embranchement menant au Belize. Debout à l’arrière, nous nous
accrochons aux barres de la cage métallique, les cheveux dans le vent, un papy
guatémaltèque à nos côtés !
Après 20 minutes d’attente du bus local au milieu de
nulle part, nous prenons finalement un taxi avec une femme et un enfant. La
route jusqu’à la frontière du Belize est assez longue, la nuit tombe. Le
passage des douanes se fait à pied et est plutôt glauque : accueil froid
des autorités guatémaltèques et béliziennes. On nous demande de nous acquitter
d’une taxe de sortie du Guatemala. Simon refuse catégoriquement : il est
indiqué dans notre guide qu’aucune taxe n’est à payer pour sortir. Il s’agit
clairement de racket de touriste ! La douanière s’énerve un peu puis finit par
abdiquer en disant « This is my
country » en rendant les passeports sur un ton mécontent. Qu’importe, nous
sommes passés ! Les douanes côté Belize nous posent tout un tas de
questions sur le but de notre séjour au Belize, nous regardant d’un air presque
suspicieux. Nous nous serions crus à un interrogatoire de
Nous arrivons finalement en pleine nuit à San
Ignacio situé à 10 kms de la frontière. Nous changeons complètement
d’ambiance : langue anglaise, population essentiellement noire, monnaie
basée sur le dollar, infrastructures routières et habitations en excellent
état. Les béliziens semblent beaucoup moins sympathiques et accueillants que
les guatémaltèques. Nous avons soudain l’impression d’être bien loin du
Guatemala. La ville de San Ignacio est très animée le samedi soir maisC n’a rien d’attractif. Notre hôtel « Marta’s Guesthouse » est
très médiocre : chambre toute petite et étouffante donnant sur l’arrière
d’une discothèque à la musique très forte. Nous sortons manger dans un
restaurant Sri Lankais (riz et poulet), puis faisons un tour de la ville :
des gens traînent et boivent dans la rue, c’est limite « craignos ».
Nous rentrons à l’hôtel, essayant de nous endormir sur fond des
boum boum de la discothèque « Blue Angel »…
Dimanche 23 novembre
San Ignacio-Bélize City
Bélize-City-Caye Caulker (île paradisiaque de la mer
des Caraïbes…)
Pénible lever vers 8h, après une bien mauvaise nuit dans
cet endroit miteux. Le petit déjeuner nous redonne de l’énergie. Il fait beau,
la ville a une meilleure allure de jour. Nous nous promenons dans les rues aux
maisons très colorées. Après le check-out, nous prenons un bus collectif bondé
en ce dimanche pour rejoindre Belmopan, capitale administrative du Belize de
4000 habitants. Courte attente sous un soleil de plomb à la gare routière de Belmopan
et nouveau bus plus tranquille pour Belize-City. A l’arrivée, un taxi nous
emmène jusqu’à l’embarcadère, traversant des bidonvilles affreux. Nous nous
serions crus dans un feuilleton américain : vieille voiture déglinguée
conduite par une grosse black lançant des injures à tous les coins de rues à
l’attention des autres voitures. Nous embarquons pour Caye Caulker,
petite île de la mer des caraïbes recommandée vivement par le Routard et située
à 1h de bateau. L’air marin nous fait du bien, après toutes ces heures de bus. Nous
apercevons des mangroves.
L’arrivée à Caye Caulker est… éblouissante :
eau turquoise, barrière de corail au loin, palmiers et cocotiers, sable fin,
rues de sable, boutiques colorées style cabanes de plage, pas de voitures mis à
part des voiturettes électriques… la carte postale ! L’île est si étroite
que l’on voit la mer des 2 côtés. Nous nous installons dans un restaurant
construit sur la plage et dégustons un excellent repas de poisson agrémenté
d’un cocktail au rhum coco. Nous explorons ensuite l’île à pied à la recherche
d’un hôtel. Bobby, un papy à vélo, nous fait la pub de son hôtel, que nous ne
choisissons finalement pas, au profit d’un appart hôtel avec balcon donnant sur
la mer. Nous faisons quelques courses au supermarché et dinons des doritos, purée de haricots noirs et nouilles chinoises dans
notre appartement.
Lundi 24 novembre
Caye Caulker
Nous nous réveillons vers 8h, en même temps que les
travaux de construction de l’extension de l’hôtel. Nous oublions vite ces petits
désagréments sonores lorsque nous ouvrons la porte du balcon et voyons le
soleil et la mer. Nous prenons un copieux petit déjeuner sur la petite table
basse du balcon et profitons longuement de ce début de journée. Quelle surprise
lorsque nous apercevons le groupe de touristes français qui nous avait
accueillis dans leur car. Le monde est petit ! Nous les saluons et ne
pouvons échanger que quelques mots, ils n’ont qu’un quart d’heure pour faire le
tour de l’île. Nous savourons d’autant plus la liberté de pouvoir prendre notre
temps et aller à notre rythme.
Nous entamons notre première journée de farniente total
par un bain dans la piscine. Ensuite, nous montons sur la terrasse déserte du
toit de l’hôtel et nous allongeons sur des transats. Nous avons une magnifique
vue sur la mer et la barrière de corail au loin. Camille continue ses cartes
postales, pendant que Simon mitraille avec son numérique ou ne fait rien, au
soleil.
Nous prenons ensuite les vélos prêtés par l’hôtel pour
aller manger dans le village. Presque tout le monde circule à vélo. C’est si agréable
de sillonner ces rues de sable et de sentir le petit vent légèrement
rafraichissant. La température est idéale. En bout d’île, nous découvrons avec
surprise un minuscule aéroport en liaison avec Belize-City. Ici, liberté
totale, pas de barrière ni de barbelé. Nous roulons sur la piste, tout
contents, jusqu’à ce qu’un petit avion fasse son apparition dans le ciel.
Quelques coups de pédales rapides et nous sortons in extremis de la piste où
l’avion se pose ! L’île n’est pas que plages de sable fin et cocotiers.
Nous roulons dans un coin marécageux sur des sentiers boueux. Les maisons sont
construites en hauteur sur pilotis pour se protéger des cyclones et raz de
marée. Des terrains en friche sont à vendre. Simon en prend un en photo avec une
pancarte « 40 000 USD »… on ne sait jamais ! Certains endroits
ressemblent à des bidonvilles : maisons mal entretenues, déchets et chiens
errants.
Pause baignade dans la mer cette fois. Nous trouvons un
ponton d’où nous pouvons facilement descendre dans l’eau. Légères hésitations,
lorsque nous voyons un pêcheur jeter des appâts à la mer non loin de là. Cela
nous rappelle le récit de canadiens rencontrés à Tikal : « C’est
super, vous pouvez nager avec les requins, ils sont très beaux ! ». Mais
nos doutes disparaissent quand nous apercevons un couple d’anglais nager en
toute confiance. Let’s go, alors ! L’eau est transparente
et délicieuse… Plus tard, nous faisons un peu de shopping au village
(serviettes de plage et cadeaux de noël). Ici, pas de marchandage : les
prix sont fixes contrairement au Guatemala. Nous nous renseignons pour des
sorties d’une demi-journée en mer (plongée avec les requins, raies…), mais ne
réservons rien afin de laisser toute latitude à notre planning. « No
contrainte » est notre mot d’ordre !
Nous terminons cette bonne journée de détente par un
repas au « Bamboo », restaurant sur la
plage dans lequel nous avions mangé le premier jour. Le cadre est très
original, avec ses balançoires en guise de sièges. Musique reggae. Nous
commandons tous les deux le plat du jour : langoustes sauce curry, bananes
plantains, riz et haricots noirs. Délicieux, quoique légèrement trop parfumé au
curry. Cocktails : rhum coco, jus d’ananas et grenadine. Ballade romantique
sur la plage, sous les cocotiers et les étoiles scintillantes.
Mardi 25 novembre
Caye Caulker
Réveil de nouveau bien agréable avec la vue sur la mer et
le soleil qui brille. Cette ambiance relax nous incite à repousser à
l’après-midi la sortie en mer pour la plongée. Bain de mer juste à côté de
l’hôtel, tout au bout de l’île, à l’endroit appelé le « Split ».
C’est là que le cyclone « Hathie » de
Retour à la piscine de l’hôtel, pour se dessaler. Et là,
c’est le drame : en voulant se faire masser les pieds avec les jets sous
l’eau, Camille se cogne violemment l’orteil droit contre le mur de la piscine.
Ne pouvant poser le pied par terre, nous sommes obligés d’annuler notre unique
réelle activité du séjour (sortie en bateau) et de rester tranquilles sur
nos transats. Nous nous y faisons très bien, tout compte fait…
Pique-nique dans l’appartement à midi : galettes fajitas toutes fraîches avec tomates, concombre et fromage.
Nous achetons des sticks de crevettes qu’un papy fait griller juste en bas, un
festin !
Le reste de la journée est consacré à la
« convalescence » de Camille l’handicapée. Simon n’a pas l’air de
trouver ce farniente désagréable !
Mercredi 26 novembre
Caye Caulker
Nouvelle journée de repos sur notre île paradisiaque
(Camille ne peut toujours pas poser le pied par terre, son orteil est bleu).
Notre paisible petit déjeuner est perturbé par
l’intrusion bruyante de la femme de ménage. C’est une jeune black que nous
n’avions pas encore vue jusque là, habillée très style, jean moulant, lunettes
de soleil et talons aiguilles. Elle vient une première fois changer les
serviettes, en criant. Simon est légèrement irrité. Alors que nous déjeunons
sur le balcon, la miss qui nettoie la chambre voisine, nous adresse de nouveau
la parole en hurlant pour nous donner les serviettes propres. Simon est sur le
point de lui demander de la mettre en sourdine, mais se retient. Tout cela
aurait été très vite oublié si notre super femme de chambre n’avait pas commis
une troisième gaffe, et pas des moindres. Elle entre sans frapper dans la
chambre et tombe nez à nez avec Simon, nu, installé aux toilettes. Cette fois,
Simon explose et lui lance, en anglais d’abord : « You could at least knock on the door before entering ! » ;
puis ; les mots lui manquant en anglais « On ne peut même plus chier
tranquille !!” ». La black repart en lançant un « Oh, sorry », plutôt désinvolte.
Bain de mer, piscine, transat sur la terrasse…
Nous réservons dans un cybercafé nos billets d’avion
Flores - Guatemala City. Même sur cette
île perdue au milieu de la mer des caraïbes, aucun problème pour trouver une
connexion internet.
Le vent se lève brusquement et amène quelques gouttes de
pluie.
Nous faisons les courses pour notre dernier repas du soir
et passons à
A signaler, un incident technique sur la route. La chaîne
du vélo de Simon lâche brusquement. Simon se transforme immédiatement en Mac Gyver et remet la chaîne en place. Mais le bricolage ne
tient pas longtemps, la chaîne est morte, Simon pose son vélo et continue à
pieds.
Retour à l’hôtel, nous payons Barbara ; la patronne
et discutons un moment avec elle. Cette canadienne s’est installée sur l’île il
y a 15 ans. Elle a décidé un jour de quitter son pays et son métier
d’infirmière, pour partir avec ses 2 filles en bas âge et commencer une
nouvelle vie à Caye Caulker. Elle y a ouvert son
hôtel et depuis, son activité marche très bien. Elle ne reviendrait pour rien
au monde à son ancien mode de vie. Cela nous laisse songeur, Simon s’imagine
ouvrant un cybercafé et Camille une crêperie bretonne !!
Nous faisons nos sacs dans la soirée, en prévision du
départ du lendemain. Hé oui, toutes les bonnes choses ont une fin, ce petit
bout de paradis va nous manquer.
Préparation du dîner. Nous allumons la télé et tombons
sur un film d’horreur à l’histoire abracadabrante : les parents d’une
famille se retrouvent contaminés par une étrange maladie suite à l’ingestion
d’une potion noire peu ragoûtante. Ils deviennent fous et tentent de contaminer
à leur tour leurs enfants et leurs amis. Course poursuite infernale, ponctuée
de cris perçants, suspens et morts vivants terrifiants !!! Le film
terminé, nous mangeons nos spaghettis bolognaises
accompagnées du délicieux pain brioché de la panaderia
et, clou du repas, le gâteau chocolat-coco, un pur délice !
Vendredi 27 novembre
Caye Caulker
– Belize-City – Flores
Ce matin, c’est le départ. Nous quittons notre bel hôtel,
transporté en voiturette de golf jusqu’à l’embarcadère. Le bateau est à 8h30. A
bord, petite friction avec une jeune locale qui refuse de se pousser pour
permettre aux dernières personnes de s’asseoir. Simon lui lance alors :
« Excuse-me, where are you from? Here? » Heureusement elle se
renfrogne et le grand molosse assis en face de nous, visiblement son ami, ne
bronche pas.
1h pour rejoindre Belize-City. Nous prenons ensuite un mini-bus de la compagnie Linea Dorada, très inconfortable, et surtout qui n’a rien à voir
avec la photo que nous avions vue dans l’agence de Caye Caulker.
Il fait chaud. 5 heures de voyage nous attendent au lieu des 3h30 annoncées par
la brochure mensongère. Nous faisons une pause sur la route dans un supermarché
miteux tenu par des chinois et aux toilettes immondes, sans porte.
Passage des douanes bélizienne et guatémaltèque. Le
douanier refait le coup de la taxe illégale, Simon refait le coup du
« Non, on ne paiera pas » et nous gagnons, une fois de plus. Quel
culot, non mais ! En grand prince, Simon défend aussi nos 2 voisines de l’hôtel
à Caye Caulker et qui voyagent dans le même bus que
nous.
Nous arrivons à Flores vers 14h30 et trouvons une chambre
à l’hôtel « Santana ». Très belle vue sur le lac de Flores. Petite
piscine très appréciable, après ce long voyage et la chaleur.
Nous visitons la ville en commençant par l’église et la
place centrale en hauteur et que nous rejoignons en Tuc-Tuc. Nous trouvons ce
moyen de transport très pratique et assez sport, surtout sur les rues pavées !
Glace Magnum pour Camille et Burritos très moyens
pour Simon qui se demande de quelle viande il peut bien s’agir. Nous
redescendons au bord du lac et nous promenons dans les charmantes rues aux
bâtisses colorées. Cette ville-île reliée à la rive par un pont est agréable,
avec un petit air d’Antigua.
Retour à l’hôtel, où nous décidons de dîner. Le serveur nous
installe à une petite table sous une pergola, vue sur le lac et bougies. Le cadre
est très romantique jusqu’à ce qu’un groupe d’une vingtaine de retraités
allemands arrive. Heureusement ils ne sont pas trop bruyants. Nous sommes très
déçus par la nourriture, fade. Au plus grand malheur de Camille, la carte ne
propose pas de dessert pour rattraper la médiocrité du plat principal ! Nous
quittons le restaurant et partons à la recherche d’un autre endroit où prendre un
dessert. Un tour rapide dans les restaurants voisins et supérettes nous
laissent à penser que les habitants de Flores n’aiment pas les desserts. Finalement,
un restaurant italien nous sert une excellente crêpe banane chocolat. Un
délice…
Nous
rentrons à l’hôtel, harassés de fatigue, tels deux petits vieux, bras dessus bras
dessous. Camille boitille encore un peu. Dodo radical après cette longue
journée de voyage.
Vendredi 28 novembre
Flores – Guatemala-City
Lever 6h pour nous rendre à l’aéroport de Flores, notre
vol de la compagnie Taca est à 8h30. Nous prenons un
Tuc-Tuc, sur lequel nous réussissons à charger tous nos sacs. Nous nous
demandons si l’engin va réussir à tracter tout ce poids. Le vol est très rapide :
nous sommes bien contents de parcourir en 1h ce qui nous aurait pris 9h-10h en
bus.
Arrivés à Guatemala-City, nous choisissons une Guest house tout près de l’aéroport à 5 minutes à pieds. Le
bâtiment est bien sécurisé : grande grille à l’entrée cadenassée et
surmontée de fils de fer barbelé. Une jeune fille vient nous ouvrir et nous
donne une chambre. L’hôtel ne paye pas de mine, mais a un petit jardin
intérieur et est assez propre. Nous nous reposons une petite heure puis partons
en taxi visiter Guatemala-City. En chemin, nous passons devant un arbre de noël
mesurant bien
Nous déjeunons dans un restaurant mexicain « Los Cebollines » : tacos et très bons nachos en
entrée que nous trempons dans différentes sauces préparées devant nous. Nos
deux plats sont délicieux. En quittant le restaurant, nous trouvons un peu plus
loin une petite pâtisserie où nous prenons le café, accompagné d’un gâteau de
coco et d’une spécialité à la cannelle. Nous sommes agréablement surpris par
cette ville qui ne ressemble en rien à Belize-City ou à une ville du
Tiers-Monde. Les bâtiments sont plutôt modernes et les gens aimables. Sur la
place centrale, on pourrait presque se croire dans une capitale européenne.
Vers 16h, nous prenons un taxi et partons visiter le
Musée Archéologique avant sa fermeture. Nous découvrons de très belles pièces :
vases, plats et urnes funéraires découverts sur les sites mayas, stèles et
panneaux de bois sculptés, très beaux bijoux en jade et or, masques et coiffes.
Au centre du musée, un beau patio avec une fontaine. Nous sommes contents de
terminer notre voyage par ce musée, découvrant la richesse de l’ancienne
culture Maya et complétant ainsi la visite du site de Tikal.
Nous
rentrons à pieds à notre Guest house. La nuit tombe
et nous ne sentons aucune insécurité. Nous commandons une pizza et préparons
nos sacs pour le départ du lendemain. Au loin résonnent les feux d’artifice et
les cris de joie. Nous nous endormons le cœur un peu serré réalisant que c’est le
dernier jour de notre fabuleux voyage !
Samedi 29 novembre
Guatemala-City
– Dallas – Londres
Lever 6h, petit déjeuner rapide. Nous marchons jusqu’à
l’aéroport. Enregistrement des bagages et embarquement vers 9h avec American
Airlines pour Dallas. Arrivée à Dallas vers 12h. Nous avons quelques heures
devant nous et hésitons à faire un tour à Dallas. La ville est à 45 minutes de
l’aéroport, ce qui est trop juste pour être de retour pour notre vol. Nous
restons donc dans le terminal et errons dans les boutiques. Quelques tours de
la navette Skyline pour voir du paysage. Repas dans
un restaurant mexicain.
Enfin, nous embarquons à bord de notre avion pour 9 heures
de vol.
Atterrissage à Londres Heathrow le dimanche matin vers
7h, heure locale.
Choc climatique prévisible : il fait 4 degrés et il
pleut. Camille commande un taxi pour Chesham. Le
chauffeur est d’origine belge et discute un peu avec nous. Il nous fait surtout
peur sur les petites routes de campagne, roulant à fond ! Nous arrivons au 7
Hawkes Court, assommés de fatigue. Un café, quelques courses chez Waitrose puis une bonne sieste. Simon a son Eurostar à 19h
à Londres. Camille le conduit à la gare d’Amersham. Il
est temps maintenant de penser à la reprise du travail le lendemain, dans le
froid et la grisaille, mais la tête remplie de merveilleux souvenirs.